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CHIOTS SANS PAPIERS

du 05/03/2018 au 31/03/2018 -
CHIOT SANS PAPIERS

Pierre Floiras 
Président de l'Association canine territoriale 47
et du Club de l'épagneul breton

Au cours de la traditionnelle assemblée générale, Pierre Floiras, président de l'Association canine territoriale 47 et du Club de l'épagneul breton, a exposé une situation qu'il qualifie de très préoccupante.

Les manifestations canines organisées par l'ACT 47, sous l'égide de la Société centrale canine, ont pour objectif la promotion du chien de race à travers de multiples activités «support» selon les races concernées. Elles n'ont pas pour vocation la vente de chiots, ne sont en aucun cas des «foires» mais permettent aux personnes ayant pour projet l'acquisition d'un chiot de rencontrer, d'échanger avec les éleveurs et utilisateurs présents, tous passionnés, compétents.

Le président de la Canine 47 s'insurge envers des pratiques devenues, hélas ! très, trop habituelles ces dernières années. Il ne se passe pas une semaine sans que des acquéreurs lui fassent état de leur vécu et de leurs déceptions multiples.

De plus en plus de chiots sont «cédés» moyennant une somme parfois très élevée, sans aucun respect d'une loi pourtant très précise et promulguée pour lutter contre des abus honteux : des chiots sont «vendus» trop jeunes (à peine sevrés), naturellement pas vaccinés et sans identification (puce ou tatouage), en général infestés de parasites internes (vers) et externes (puces) qui les affaiblissent parfois irréversiblement.

La loi pas respectée

Force est de constater que la loi n'est pas respectée, que des chiots sont séparés trop tôt de leur mère et de leur fratrie, ce qui induit des traumatismes et des troubles du comportement eux aussi irréversibles. Expert confirmateur de la SCC, pour cinq races de chiens d'arrêt, Pierre Floiras constate très régulièrement que des acquéreurs sont abusés au niveau des «papiers du chien». Une fois ce dernier atteignant l'âge de la confirmation pour l'obtention du pedigree, les propriétaires ne sont pas en possession de l'indispensable certificat de naissance de leur chiot, pouvant permettre l'examen de confirmation le transformant en pedigree et attestant de leur conformité au standard de leur race. Dans ces cas, les propriétaires abusés ne disposent pas de l'attestation de vente obligatoirement délivrée par le vendeur et n'ont donc aucun recours.

Les conditions d'élevage des chiots sont également à prendre en considération tant sur le plan de l'hygiène, de la nutrition, de la vermifugation, de la vaccination sans oublier tous les aspects liés à l'indispensable socialisation, l'ensemble de ces facteurs impactent fortement l'évolution physiologique et psychologique du nouveau membre de la famille. Si les contrevenants sont sévèrement punis, Pierre Floiras est révolté par le caractère abusif répondant essentiellement à des motivations bassement mercantiles qui utilisent à mauvais escient les sentiments d'affection que tout individu éprouve légitimement devant le regard d'un chiot.

Ensuite, les acquéreurs-victimes sont confrontés à de nombreux tourments et les frais de «remise en état» de l'animal souffrant sont très importants.

«Mieux vaut prévenir que tenter de guérir», tel est le credo du président et du comité de l'ACT 47 qui font de l'information des acquéreurs potentiels une de leurs priorités d'action : «Nous devons veiller à promouvoir les éleveurs sérieux, ils sont majoritaires mais parfois peu enclins à effectuer la «promotion» de leurs travaux, de leurs recherches et de leurs résultats dans le domaine de l'élevage canin, une de nos missions est de les aider afin que disparaissent ces «arnaques honteuses !».